01.04.2009
Martin L. Gore – Lays
Martin L. Gore – Lays traductions de Jugurtha Harchaoui
Lays : De l’anglais, court poème lyrique récité ou chanté par un ménestrel.
Le livre Lays regroupe 87 textes écrits par Martin Gore pour Depeche Mode et qui sont, pour l’essentiel, traduits en français par Jugurtha Harchaoui. Cette initiative réjouissante semble assez anachronique en 2009, époque où l’on trouve un peu tout et souvent n’importe quoi sur le web. Ce livre de traduction intéressant a également le mérite de nous remémorer une époque pas si lointaine que cela où l’on écoutait son disque seul dans son coin, booklet dans la main gauche et dictionnaire dans la main droite en essayant maladroitement de déchiffrer un hypothétique message.
Lays permet au passage de tuer certaines interprétations : les fans de Depeche Mode qui voulaient absolument voir en Black Celebration une messe noire en seront pour leurs frais. On regrettera simplement que dans une minorité de cas (Insight, Home, Only When I lose Myself, Dream On, Sister of Night, Surrender), la version française soit carrément passée à l’as. Ces traductions sont en effet remplacées par des illustrations pas vraiment indispensables de l’oncle Martin (© Gérard Bar-David qui signe la préface du livre) dessinées par Klaus Voorman.
Un parolier génial ?
Pour le reste, le livre pose également indirectement la question du talent de Martin Gore : abusivement surnommé « un des songwriters les plus doués de sa génération » par son fan-club à longueur de discussions, son talent d’écrivain n’apparaît vraiment que sur certains textes voire certaines lignes bien précises. On se souvient d’Alan Wilder qui soulignait le génie des paroles de Never Let Me Down Again. Car écrire des textes n’a jamais été le job à plein temps de Gore. Il n’était que le second de Clarke et a dû prendre son relais à la surprise générale. Et il n’a pas été seulement bombardé parolier en chef, il lui a également fallu composer des mélodies qui tenaient la route et participer activement au processus d’enregistrement. C’est sans doute une des différences flagrantes entre les vrais paroliers géniaux comme Morrissey, qui pouvait se délester sur Marr pour se concentrer sur les paroles fracassantes des Smiths. Cela n’enlève rien à Martin Gore qui a su s’en sortir très dignement au fil des années, cela démontre simplement que Depeche Mode est bien l’assemblage d’une somme d’individus et que la solution était collective.
Lays – 23 euros – 194 pages - Sortie avril 2009
Textes de Martin L. Gore, traduits par Jugurtha Harchaoui
www.lays-livre.com
Editions Normand
article extrait du site: http://www.frenchviolation.com/dm/index.php/ que je vous recommande vivement.
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20.03.2009
Madame rêve...
"J'ai dans le bottes des montagnes de questions, où subsiste encore ton écho..."
La nuit je mens
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20.09.2008
Festival Musica édition 2008
http://www.festival-musica.org/edito
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11.08.2008
Retour de Colmar : Da Silva, Stacey Kent et Yaël Naïm
Délicieuse soirée, ambiance intime, public concerné, artistes généreux et disponibles. Merveilleux moment.
Da Silva : 1m60 d’érotisme brut. Du concentré de sex appeal. De l’intelligence, aussi. De la sensibilité, surtout. Il est concrètement assez difficile de rester de marbre lorsque l’on voit un artiste de cette trempe évoluer sur scène… J’ai connu Da Siva par hasard il y a trois ans, aux Artefacts à Strasbourg. Il se produisait à la place d’un artiste qui n’avait pas pu venir. Drôle d’endroit pour une pareille rencontre. Drôle de moment, aussi. Je traversais une période assez déstructurante, et sa musique m’a fait ouvrir les yeux sur une forme de désespoir sublimée qui rend la douleur plus supportable. Qui la rend belle, en réalité. Depuis, ses paroles et ses musiques m’accompagnent et éclairent mon état d’esprit à différents moments de son évolution. Hier soir, j’ai pris plaisir à le revoir, à l’écouter avec un état d’esprit neuf, positif et énamouré. Des accents rock indéniables, un son acoustique un peu rugueux, un violon qui instille un romantisme désabusé, tout chez Da Silva n’est que l’expression d’une sensibilité à fleur de peau éminemment créative. Même lorsque sa chanson s’intitule « Tout va pour le mieux », les paroles contredisent toute volonté d’optimisme béat :
« Ça va bien, bien,
Tout va pour le mieux, bien
Cela ne fait rien, bien
De te dire adieu
Ça va bien, bien
Tu peux rentrer chez toi, bien
On se reverra bien, bien
On ne se reverra pas ».
Une manière de considérer la vie qui, même empreinte d’une tristesse lancinante, n’en est pas pessimiste pour autant. Pourquoi faudrait-il avoir honte de souffrir, de le vivre, de le dire, et d’admettre par là que l’on est un être humain ? Je comprends ce que je veux y comprendre, et c’est certainement le propre de l’art que de nous nourrir de ce dont nous avons faim. Merci Da Silva
Stacey Kent : La surprise de la soirée. Je connaissais Stacey Kent de réputation. J’avais probablement entendu certains de ses morceaux au détour d’un parcours jazzy, mais je n’avais jamais véritablement rencontré l’artiste. Du pur bonheur. Beaucoup de classe, d’élégance et de sensibilité dans un brin de femme à la fragilité aussi authentique que le timbre de sa voix. Soudain, la scène s’est muée en un club de jazz new-yorkais, je me suis souvenue de ma soirée à Harlem il y a quelques mois, et me suis demandée ce que je fichais à Colmar. J’ai été gênée par le fait d’être dans un amphithéâtre de plein air, loin de la scène, entourée de beaucoup de monde. J’aurais voulu être au Cotton Club ou au pire dans mon salon avec mon chien, buvant un Chardonnay en écoutant ces mélodies subtiles et raffinées. Une autre fois certainement
Yaël Naïm : Le coup de foudre du moment. Je pensais beaucoup de bien de cette artiste avant d’aller la voir. Et les quelques instants musicaux passés en sa compagnie ont fait bien plus que me conforter dans mon sentiment. De l’énergie, de l’autodérision, un vrai rapport sincère avec son public, et un talent absolument effarant. Yaël Naïm joue plusieurs instruments, écrit, compose, propose des reprises à la virtuosité au vitriol (Britney Spear, Toxic), et possède une tessiture de plusieurs octaves. Le tout saupoudré d’une modestie et d’une honnêteté propre à ceux qui ont galéré avant de percer, et qui sont encore aujourd’hui étonnés de leur succès. Authentique. Je signe.
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29.07.2008
Mylène Farmer en concert à Strasbourg en Juin 2009

Ca y est, j'ai acheté mes places. J'arrive à projeter jusqu'en juin 2009, quel progrès...
La rousse iconique n'a pas fini de faire parler d'elle : Mylène Farmer, devenue au fil de ses 20 ans de carrière musicale un mythe vivant, poursuit avec brio son oeuvre, sans égal au sein de la variété française. Elle est la plus grosse vendeuse de disques française, chacun de ses albums dépassant le million d'exemplaires !
Depuis ses débuts en 1984 avec "Maman a tort", marqués par la rencontre avec son compositeur et pygmalion Laurent Boutonnat, la chanteuse a parcouru un chemin aussi fantastique que ses textes. De nombreux tubes jalonnent son parcours de 6 Albums dont Libertine, Tristana, Sans Contrefaçon ou Désenchantée. Ses talents de performer, les show dantesques que sont ses concerts, ainsi qu'une habileté à susciter le mystère autour de sa personne l'ont progressivement amenée à occuper une place de choix au sein de la variété française, et à générer une véritable légende, entretenue par des fans particulièrement fidèles.
Mylène Farmer tient des notes intenables, et distille un parfum vénéneux dans la plupart de ses chansons, aux clips aussi crus que poétiques : "Pourvu qu'elles soient douces", "Beyond My Control" ou plus récemment "Je te rends ton amour", censuré. Depuis le tournant rock pris par "Anamorphosée", le style musical de Mylène Farmer ne cesse d'évoluer, perceptible dans son album "Avant que l'Ombre"(2006) : Cet album débouchera sur un véritable tour de force avec plus de 13 concerts donnés à guichets fermés à Paris-Bercy pour un spectacle pharaonique !
www.fnac.com
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25.07.2008
Foire aux vins 2008 -Colmar-
Programmation:
La programmation 2008:
Le 08 :PSY 4 DE LA RIME, I AM
Le 09 : ALANIS MORISSETTE
1ère partie à 20 h 00: ALIX-R
Le 10 : DA SILVA, STACEY KENT, YAEL NAIM
Le 11 : NICOLAS CANTELOUP
1ère partie à 20 h 30: VIRGINIE SCHAEFFER
Le 12 : THOMAS DUTRONC, CALI
Le 13 : NIGHTWISH
1ère partie à 20 h 00: BLACK HOLE
Le 14 : STEPHAN EICHER, BERNARD LAVILLIERS
Le 15 : NEIL YOUNG
1ère partie à 20 h 00: RODOLPHE BURGER
Le 16 : KANSAS OF ELSASS, MATMATAH
Le 17 : RFM PARTY 80
http://www.foire-colmar.com/
Sélection personnelle:
DA SILVA
Ton résolument rock, tension latente, mots ciselés, arrangements sobrement efficaces : dès son premier album, Da Silva impose son univers singulier, plus proche d’un rock acoustique que de la chanson française.
Son deuxième album « de beaux jours à venir » lui confère un style où l’artiste écorché va à l’essentiel…attention …bêtes de scène aux nerfs à vif !
www.totoutard.com
STACEY KENT
Digne des grandes chanteuses du passé, Stacey Kent s’est imprégnée des maîtres du jazz et s’est progressivement mise à chanter. Quittant New York pour Londres , elle se perfectionne et débute sa carrière solo rapidement saluée par les critiques.
Sa voix unique mêlant le swing,la sensualité et la limpidité font d’elle une très grande chanteuse de jazz dans la lignée de Billie Holiday,Ella Fitzgerald ou d’Anita O’Day.
Son album de 2003 « the boy next door » qui incluait 2 titres en français a été disque d’or en France.
Son récent disque « breakfast on the morning tram » est produit par son mari le saxophoniste britannique Jim Tolimson dont le dernier album « the Lyric »
(avec Stacey) a été primé meilleur album 2006 aux Jazz Awards de la BBC.
à savourer…
www.staceykent.fr
YAEL NAIM + DAVID DONATIEN
Remarquée par des producteurs lors d’un concert caritatif à Paris en 2000, elle signe 4 jours plus tard un contrat avec EMI et un album entre en chantier.
Elle sera alors engagée pour jouer Myriam la sœur de Moïse dans la comédie musicale « les 10 commandements » et traversera ensuite une période plombée entre la désillusion de ce premier disque et la fin d’une histoire d’amour…Yael Naim rencontre David Donatien alors qu’ils accompagnent sur scène une amie commune.Percussionniste d’origine antillaise,David a multiplié pendant 15 ans les contributions les plus variées, de Bernard Lavilliers au musicien électro Junior Black,de Wassis Diop à Malia.
C’est également lui qui encouragea Yael à défendre ses chansons en hébreu,ce qu’elle s’interdisait jusqu’à présent.
Leur complicité et leur complémentarité sont telles qu’ils préfèrent se présenter désormais comme un groupe qui publie en 2007 le premier album éponyme Yael Naim.
www.yaelweb.com
Pourquoi pas: STEPHAN EICHER, BERNARD LAVILLIERS et NEIL YOUNG, on verra s'il y a des volontaires...
17:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.07.2008
Ce qui passe en boucle en ce moment...

J’ai toujours pensé que les plus belles ballades étaient composées par les groupes de Hard ou de Metal. Les années 80, on ne s’en remet pas facilement. Je n’ai pas dû beaucoup évoluer en ce qui concerne les valeurs sures. Je pense soudain à Nothing else matters de Metallica, qui a de nouveau en ce moment la faveur de la sono à fond dans ma voiture, dernier espace de liberté, sur l’autoroute, où le fait que j’anticipe ma surdité ou mon aphonie ne dérange que moi… More than words, d’Extreme, est à mes yeux un titre un peu particulier, parce que précisément, il n’est que personnel. Souvent, telle chanson est associée à telle personne ou à tel moment d’une vie, ce qui en change la perception et pour ma part fait régulièrement des coupes sombres dans ma discothèque. En ce qui concerne More than words, ce n’est pas le cas. Je l’ai toujours écoutée depuis sa sortie, elle a traversé toutes les périodes, toutes les déceptions (les ballades, souvent, sont les meilleures amies des chagrins d’amour, même si je dois admettre que ce genre de séquence m’a épargnée depuis un certain temps…), et j’en pense toujours la même chose. More than words…
A écouter sur ce lien: http://www.deezer.com/#music/result/all/more%20than%20words
Ecouter la version accoustique, issue de "Monster Ballads"
Extreme
More than words
Saying I love you
Is not the words I want to hear from you
It's not that I want you
Not to say, but if you only knew
How easy it would be to show me how you feel
More than words is all you have to do to make it real
Then you wouldn't have to say that you love me
Cos I'd already know
What would you do if my heart was torn in two
More than words to show you feel
That your love for me is real
What would you say if I took those words away
Then you couldn't make things new
Just by saying I love you
More than words
Now I've tried to talk to you and make you understand
All you have to do is close your eyes
And just reach out your hands and touch me
Hold me close don't ever let me go
More than words is all I ever needed you to show
Then you wouldn't have to say that you love me
Cos I'd already know
What would you do if my heart was torn in two
More than words to show you feel
That your love for me is real
What would you say if I took those words away
Then you couldn't make things new
Just by saying I love you
More than words
09:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
A la faveur d'une grève sur Inter...
...et d'un trajet de 100 km seule, dans ma voiture...
Vous la connaissez, vous, la méchante ritournelle que vous entendez tout le temps et partout sans l'avoir décidé, qui vous obsède, et dont vous n'êtes pas fichu de connaître l'interprète?
Hier, donc, à la faveur d'une grève sur Inter, Top Music a eu ma préférence, et je suis "retombée" sur ce titre. Peut-être m'est-il plutôt "retombé" dessus. C'est mon coup de coeur "Nouvelle Scène Française" du moment, et dès que j'ai un instant je vais m'acheter le CD pour voir si le reste des titres tiennent leurs promesses.
Quelques titres dans leur intégralité sur myspace: http://www.myspace.com/maussmauss
site officiel: http://mauss.artistes.universalmusic.fr/, pour connaître l'artiste, sa bio, son univers...
Un duo d'apparence assez légére a pour l'instant ma préférence, je vous conseille de l'écouter sur myspace, sans oublier d'autre titres plus rock, bien écrits, et remarquablement assumés.
Allez voir le clip, très très bon selon mes critères. Très loin de la bluette, aussi, plus proche de la déchirure sous-jacente exprimée par les paroles et l'intonation parfois crue des deux chanteurs. Un faux tube de l'été. Un vrai bon single: http://www.dailymotion.com/video/x2uwce_mauss-je-recherche-clip_music
Je crois t'avoir vu, Mauss et Charlie, 2008
{Lui:}
Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, même qu'il pleuvait des cordes
Mais je crois t'avoir vu au bas d'un immeuble, boulevard de Vérone
Je pensais t'avoir plu un beau jour de juin où l'on marchait tout comme,
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore
{Elle:}
Mais je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, tu étais ivre mort
J'ai pensé n'avoir plus à lever la tête et à soulever ton corps
J'espérais t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le nord
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore
{Refrain:}
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
{Lui:}
Je crois t'avoir vue, tu embrassais un homme au milieu d'une arène
{Elle:}
Je crois que t'as confondu, était-elle blonde ou brune ? La trouvais-tu mignonne ?
{Lui:}
Mais je crois t'avoir vu croisant son regard, la main sur son épaule
{Elle:}
Je crois que t'as confondu, c'est pas la première fois que ton cerveau déconne
{au Refrain}
{Lui:} Mais je crois t'avoir vu
{Elle:} Pas plus tard qu'hier
{Lui:} Je te distingue dans le monde
{Elle:} Des images de toi
{Lui:} J'en vois vingt-cinq à la seconde
{Elle:} Je crois t'avoir vu
{Lui:} De mes propres yeux
{Elle:} J'en suis presque sûre
{Lui:} J'y mettrais ma main au feu
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
{x4:}
Je recherche
Toi, moi
11:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.06.2008
Daho toujours -découvrir le dernier album...-
Découvrir le dernier album, très personnel et très percutant...
Etienne Daho - La vie continuera
J’me démerde, ce n’est rien, la pluie dans les yeux, fermer son coeur, s’en remettre à Dieu.
Je fais Mea Culpa, l’amour ne suffit pas, j’ai fait c’que j’ai pu avec c’que t’as pas.
Tu t’démerdes plutôt bien, le glam, le décor, le goût de l’image et du confort.
Tu fais Mea Culpa, non, mais tu te fous de moi, va faire c’que tu peux avec c’que t’as pas.
Mes prières s’ront exaucées, mes pensées, qui ne sont que griefs et rejet, deviendront indolores, dans le bleu des accords et la vie continuera, ça ira, la mer effacera toute trace de combat, ça ira, ça ira, la vie continuera…
Désaccord entre l’âme et le corps, même si la flamme au coeur brille encore, tu fais mea culpa, aimer tu ne sais pas, t’as fait c’que t’as pu avec c’que t’as pas.
Mes prières s’ront exaucées, mes pensées qui ne sont que griefs et rejet, deviendront indolores dans le feu des alcools et la vie continuera, ça ira, la mer effacera toute trace de combat, oublie moi, la vie continuera…
La douleur s’évapore, dans le bleu des accords et la vie continuera, ça ira, la mer effacera toute trace de nos pas, j’serais plus là, la vie continuera… j’serai plus là…
00:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.05.2008
Daho tonight
Je viens de rentrer. Réaction à chaud, très très chaud. La dernière chose à faire si l'on souhaite garder sa crédibilité lorsque l'on se veut un tant soit peu intellectuel. Pourtant je m'y risque. Parce que ces temps-ci, j'ai tendance à penser que la vie doit être viscérale ou ne pas être. Et qu'après un concert de Daho, la part animale prend le dessus. Je la laisse faire.
Part animale. Transe musicale qui prend possession du corps. Toute petite salle, artiste à quelques mètres de soi qui donne, qui se donne, peut-être pour mieux recevoir. La pudeur de Daho, quand il se livre ou laisse son corps jouer sa musique est intime, sensuelle, presque sexuelle parfois. Douloureuse, à d'autres moments. L'artiste ne renie rien, ni sa pop électro dansante, ni ses textes qui confinent à la confession. Alors on le suit, avec naturel et confiance. Et si avec lui "Suzie dans le vice versa", Audrey dans le "bliss" glissa...
PS: pour les non-anglophones: "bliss" signifie béatitude, accomplissement...
Une dédicace, chantée ce soir, lors d'un rappel très "close", très émouvant. De l'aveu du chanteur nous avons la même chanson préférée, mais peut-être était-ce un gimmick pour le concert, je ne veux pas savoir. Je me suis laissée porter, et lâcher prise n'est pas si fréquent. La vérité a moins d'importance que ce léger flottement que l'on sent lorsque la conscience nous échappe...
Une dédicace, donc, mais pas pour moi cette fois...
Ouverture
Paroles: Etienne Daho 2000 "Corps et Armes"
Il n'est pas de hasard,
Il est des rendez-vous,
Pas de coïncidence,
Allez vers son destin,
L'amour au creux des mains,
La démarche paisible,
Porter au fond de soi,
L'intuition qui flamboie,
L'aventure belle et pure,
Celle qui nous révèle ,
Superbes et enfantins,
Au plus profond de l'âme.
Portée par l'allégresse,
Et la douceur de vivre,
De l'été qui commence,
La rumeur de Paris,
Comme une symphonie,
Comme la mer qui balance.
J'arrive au rendez-vous,
Dans l'épaisse fumée,
Le monde me bouscule,
Réfugiée dans un coin,
Et observant de loin,
La foule qui ondule,
Mais le choc imminent,
Sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.
Je m'avance et je vois,
Que tu viens comme moi,
D'une planète invisible,
Où la pudeur du cœur,
impose le respect,
La confiance sereine
Et en plus tu t'ouvres à moi,
Et en plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre,
Et en plus je m'ouvre à toi,
Et en plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre.
il fut long le chemin,
Et les pièges nombreux,
Avant que l'on se trouve,
Il fut le long le chemin,
Les mirages nombreux,
Avant que l'on se trouve.
Ce n'est pas le hasard,
C'est notre rendez-vous,
Pas une coïncidence.
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