14.03.2009

Citation du jour

DSC_0823.JPG"La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître."

Octavio Paz

Extrait de A Propos de Lopez Velarde

Photo: Le Flatiron building, New York, mars 2009

12.03.2009

Citation du jour, from Manhattan...

CSC_0804.JPG"La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie."

Georges Duhamel

Photo : Le Guggenheim, mars 2009

27.02.2009

Swift everywhere...

number5.jpgParfois, certaines rencontres sont de l’ordre du merveilleux, et donnent lieu à des moments de grâce qui laissent penser que, peut-être, si l’on sait reconnaître les délices de la vie, elle nous laisse les saisir… Hier soir j’ai vécu un de ces moments hors du temps, parenthèse enchantée dans une journée particulièrement laborieuse. Deux colloques internationaux à préparer, la grippe, une vilaine fièvre, l’horloge qui me rappelle que je suis très en retard, le tout ponctué des ronflements de mon chien. Dantesque…

Une amie m’interpelle vers 20h00 sur un chat au sujet de mon prochain périple à New York. Nous parlons alors de notre goût commun pour Woody Allen, échangeons à bâtons rompus au sujet de nos films préférés, nous remémorant des scènes précises, insistant sur ce qu’ils ont changé dans nos vies respectives, ce en quoi ils nous ont transformées, ce en quoi ils nous rassurent… Nous les avions tous vus. En parlant d’eux avec gourmandise, c’est de nous dont nous parlions en creux. Et nous avions manifestement des envies d’encore…
J’ai alors fait part à cette amie d’un de mes rituels de voyage. Où que j’aille, j’emmène avec moi un livre, unique, choisi méticuleusement, sacralisé, qui rythmera les temps morts qui ne le seront donc jamais. Je ne choisis pas n’importe comment. Lors de mon premier colloque aux Etats-Unis, j’étais tellement sidérée d’être retenue pour donner une conférence que j’ai emmené avec moi Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. Je me sentais comme Alice tombée dans le terrier du lapin blanc, et appréciais le vertige… Au Canada, il y a quelques mois, j’ai voyagé avec Echenoz, Je m’en vais. Et j’ai offert mon exemplaire à la confrère, devenue amie, qui m’a raccompagnée à l’aéroport de Toronto, et que j’ai eu de mal à quitter. Précisément, je m’en allais, et ce livre lui revenait.Pollock-Number-One-1948.jpg

Dans quelques jours, mes pérégrinations universitaires me reconduisent à Montréal et Providence, afin d’y travailler, et mon luxe ordinaire m’emmène une petite semaine à New York, que je n’ai fait qu’effleurer l’an dernier. Je me suis donc mise en quête d’un compagnon de papier, qui serait le témoin du froid du sommet de l’Empire State Building, des mes trajets sur la Greyhound, se reposerait avec moi au restaurant du MoMA et souffrirait les traces de muffins improbables à Soho. C’est alors que mon amie me cite Swift « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui ». Le glas avait sonné, ce serait La conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole, auteur suicidé en 1969, à l’âge de 32 ans parce qu’il se croyait écrivain raté. Son roman, publié par sa mère en 1980, s’est vu couronné par le prix Pulitzer.

Ce matin, j’envoie une invitation à l’une de mes conférences à une connaissance de longue date, qui me demande à la suite de cet envoi de retirer son adresse de ma mailing list. J’obtempère et me risque à lui demander en quoi une invitation courtoise à une conférence d’art contemporain a pu l’agresser à ce point. Un rien cynique (Je suis une fausse gentille), je m’excuse au passage de n’avoir pas eu l’intelligence de déduire que l’art, ainsi que tout ce qui ne génère pas d’argent, était pour lui fatalement dénué d’intérêt. « Exact, rétorque-t-il, il faut de tout pour faire un monde, des gens qui produisent de la richesse pour pouvoir partager et payer les innombrables acquis sociaux et d’autres qui sont payés à penser. » Le plus drôle, dans l’histoire, si l’on goûte l’humour noir, est le constat suivant : la personne avec laquelle je parle de Spencer Tracy, de Woody Allen, qui cite Swift et me donne des conseils de lecture, exerce sensiblement la même profession que l’individu qui, si je lui en avais laissé l’occasion, m’aurait fait une démonstration très pragmatique de l’inutilité de la culture dans notre société. Il y en a un des deux qui est mieux dans sa peau que l’autre, je vous laisse deviner lequel…

Images: Number 5 et Number 1, Jakson Pollock

16.02.2009

Citations du jour

Le plaisir est décevant, les possibilités jamais.

Sören Kierkegaard

09.02.2009

Citation du jour

Les passionnés soulèvent le monde, et les sceptiques le laissent retomber.

Albert Guinon

05.02.2009

Citation de la nuit...

Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait.

Françoise Giroud

24.01.2009

Citation du jour

L'obéissance n'est qu'une forme canonisée de la paresse.

Germaine Beaumont
Extrait de Si je devais...

23.01.2009

Citation du jour

Il n'y a pas de liberté sans infidélité, pas de sincérité sans désobéissance.

Jérôme Garcin
Extrait de Les livres ont un visage

06.01.2009

Citation du jour

024.JPG"Beaucoup d'hommes ont un orgueil qui les pousse à cacher leurs combats et à ne se montrer que victorieux."

Honoré de Balzac
Extrait de La Recherche de l'absolu

Photo: Finistère, Pointe Saint Mathieu, janvier 2009

29.12.2008

Citation du jour, en live de Pen-ar-bed...

"Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre."

Jean-Jacques Rousseau

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