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02.05.2009
La Seconde Surprise de l’amour, Marivaux, en mai au TNS
Ma foi, je défie un amant
de vous aimer plus que je fais ;
je n’aurais jamais cru que l’amitié allât si loin,
cela est surprenant ;
l’amour est moins vif.
La Marquise est veuve. Le Chevalier a, lui aussi, perdu sa promise, qui vient d’entrer au couvent. Tous deux, inconsolables, ont juré de renoncer pour toujours à l’amour. De ce dépit partagé naît, tout d’abord, une amitié sincère. Mais, comme dit Lubin, serviteur du chevalier, « on a un coeur, on s’en sert, cela est naturel ».
Peut-on prendre la décision de s’empêcher d’aimer ? Sur quelles bases l’amour se construit-il ? Luc Bondy explore par couches subtiles, comme on compose un tableau, la complexité des chemins de la pensée, et les contradictions de l’esprit et du corps. L’amour se dessine comme un sentier aux lignes incertaines. Les personnages se cherchent, et vont devoir apprendre à décoder leurs propres sentiments en même temps que ceux des autres. La fraîcheur côtoie le désenchantement. L’humour est bien présent, qui bascule parfois dans la férocité.
Dans un décor épuré qui donne toute sa profondeur aux enjeux humains, le metteur en scène suisse inscrit résolument l’univers de Marivaux dans la modernité. Célèbre en Europe tant dans le domaine du théâtre que celui de l’opéra, scénariste et réalisateur, il dirige également le Wiener Festwochen en Autriche.


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Commentaires
... Bien avant.
J'y ai mis les formes.
... Hier.
Son cœur s'ouvre, je crois, peu à peu.
Après s'être révélée dans son intime solitude à moi comme à nul autre.
Elle m'a gratifié d'une marque d'affection.
Sur la joue droite.
Ecrit par : Patrick | 09.05.2009
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