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31.12.2008

Voeux 2009

"Manifester son bonheur est un devoir ; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible."

Albert Jacquard
Extrait de la Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes

29.12.2008

Citation du jour, en live de Pen-ar-bed...

"Il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre."

Jean-Jacques Rousseau

23.12.2008

Meilleurs Voeux!

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Brouillonsdeculture vous laisse au profit de ses falaises bretonnes pendant quelques jours. Passez de bonnes fêtes!

15.12.2008

Vient de paraître...

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Autour de Ledoux : architecture, ville et utopie
Actes du Colloque international à la Saline royale d'Arc-et-Senans, le 25, 26 et 27 octobre 2006
Edité par Gérard Chouquer, Jean-Claude Daumas

Je me permets de signaler ma modeste contribution...


Avant-Propos– Gérard CHOUQUER et Jean-Claude DAUMAS
Daniel RABREAU – Ledoux et le livre de 1804
Fabrice MOULIN – La ventriloquie de l'architecte : énonciation et esthétique dans L'architecture… de C. N. Ledoux
Emmeline SCACHETTI – La Saline d'Arc-et-Senans de Ledoux : du texte à la réalité
Daniele VEGRO – Chaux, ou la ville embryon
Fabien GAVEAU – Surveillance et police en utopie. De la tournée au regard
Laurent BARIDON – L'Architecture de Ledoux : traité, utopie ou contre-utopie ?
Brigitte NAVINER et Antonella TUFANO – Les jardins de la saline d’Arc-et-Senans, ou la recherche de l’harmonie du monde,
Marie-Luce PUJALTE-FRAYSSE – Utopies et prisons : une architecture du drame
Audrey HIGELIN-FUSTÉ – Le projet de Claude Nicolas Ledoux pour la prison d’Aix-en-Provence : les murs de la punition
Estelle THIBAULT – La science des arts d’Aphonse Delacroix ou la « Maison » comme utopie rayonnante
Simone TALENTI – Mauro Guidi, un autre architecte « révolutionnaire » ?
Dorota JEDRUCH – Une utopie du bon marché : architecture sociale et représentation dans l’œuvre de Ricardo Bofill (exemple des Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée)
Liliane DUFOUR – De Grammichele à San Leucio : ville idéale et ville utopique en Italie du Sud au 18e siècle
Jordi OLIVERAS SAMITIER – Analyse et généalogie de la forme urbaine parfaite : le cas des « villes nouvelles » de l’Espagne éclairée
Angelo COLOMBO — Symétries savantes. Espace urbain et rapports sociaux dans le projet du Forum Bonaparte à Milan (1800-1806)
Gracia DOREL-FERRÉ, Mercé RENOM – Ildefons Cerdà. L’urbaniste de Barcelone et les utopistes français
Gracia DOREL-FERRÉ Architectures du travail et nouvelle société dans les villages ouvriers et cités de l’industrie (1780-1930)
Bernard DESMARS – Les héritiers du phalanstère : le fouriérisme en pratique (du milieu du 19e siècle au début du 20e siècle)
Selim ÖKEM, Ebru ERDÖNMEZ – Pseudo-utopias in Turkey
Gérard CHOUQUER – Le privilège d’insularité. Libres réflexions sur l’espace et le temps de l’utopie et de la Modernité
Anthony VIDLER – For the Love of Architecture : Claude Nicolas Ledoux and the Hypnerotomachia

A propos...

Paroles de Jean-Luc Lagarce
Extrait de Du luxe et de l’impuissance,

Les Solitaires Intempestifs pour la Revue d’esthétique, mars 1994

Raconter le Monde, ma part misérable et infime du Monde, la part qui me revient, l’écrire et la mettre en scène, en construire à peine, une fois encore, l’éclair, la dureté, en dire avec lucidité l’évidence. Montrer sur lethéâtre la force exacte qui nous saisit parfois, cela, exactement cela, les hommes et les femmes tels qu’ils sont, la beauté et l’horreur de leurs échanges et la mélancolie aussitôt qui les prend lorsque cette beauté et cette horreur se perdent, s’enfuient et cherchent à se détruire elles mêmes, effrayées de leurs propres démons. Dire aux autres, s’avancer dans la lumière et redire aux autres, une fois encore, la grâce suspendue de la rencontre, l’arrêt entre deux êtres, l’instant exact de l’amour, la douceur infinie de l’apaisement, tenter de dire à voix basse la pureté parfaite de la Mort à l’oeuvre, le refus de la peur, et le hurlement pourtant, soudain, de la haine, le cri, notre panique et notre détresse d’enfant, et se cacher la tête entre les mains, et la lassitude des corps après le désir, la fatigue après la souffrance et l’épuisement après la terreur.

Variations Lagarce au TNS

lagarce.jpg© Franck Beloncle

Variations / Lagarce
Paroles d’acteurs


Du vendredi 5 au samedi 20 décembre 2008
Du mardi au samedi à 20h
Les dimanches à 16h
HORAIRES SPÉCIAUX permettant de voir L’Échange à la suite de ce spectacle
Le samedi 13 à 16h et 20h et le samedi 20 à 16h
Relâche les lundis
Hall Kablé

Julie Brochen a réuni dix jeunes acteurs et les a invités à explorer avec elle l'écriture de Jean-Luc Lagarce à travers deux de ses pièces : Derniers remords avant l’oubli et Juste la fin du monde. Des personnages qui "reviennent de loin" sont venus pour tout dire. Les conflits intérieurs s'étalent augrand jour. Leur obsession de se faire entendre, qui les rend sourds, fait d'eux des personnages de tragi-comédie moderne. Une quête de la vérité, qui donne lieu à des échanges d'une drôlerie féroce.

Les fables

Derniers remords avant l’oubli

C’est un dimanche à la campagne, au milieu des années 80, dans une maison où trois des personnages ont vécu quinze ans plus tôt une histoire d’amour, une révolution des moeurs. Puis, ils se sont séparés. Pierre vit toujours en solitaire dans cette maison. Hélène et Paul se sont mariés séparément, ailleurs. Ce jour-là, ils reviennent, avec conjoints embarrassés et enfant insolente, pour débattre de la vente de la maison, naguère achetée en commun et qui a pris de la valeur, car ils ont besoin d’argent. Mais sont-ils seulement venus pour cela ? Il y a dans les placards des cadavres.

Jean-Pierre Vincent
À l’occasion de la création de Derniers remords avant l’oubli
(Théâtre de l’Odéon - 6 février 2004)7131.jpg

Juste la fin du monde

Louis, âgé de 34 ans, revient dans sa famille pour annoncer sa fin programmée. Mais ce retour provoque chez ses proches de tels règlements de compte qu’il n’arrive pas à communiquer avec eux et qu’il repart comme il est venu, sans avoir rien dit, plus solitaire encore face à la mort. Selon la méthode d’approche des textes dramatiques de Michel Vinaver dans Écritures dramatiques, il n’y a pas à proprement parler d’événements ni d’actes qui conduisent à la réalisation d’un objectif dans la pièce. Louis ne parvient pas à dire la raison de sa venue. Ici la parole est le sujet de l’action : le travail de la parole fait assister en direct à la création des personnages. Il rend compte du rapport des personnages au monde et des rapports entre les membres de la famille. Le retour de Louis libère entre les membres de la famille une parole qui n’a pu se dire auparavant et qui ne se redira jamais. Le personnage de Louis montre la nécessité de la parole à l’autre, même si ce dernier ne répond pas. Et c’est Antoine, le personnage qui parle le moins, qui finalement tiendra les propos.

Dossier Pièce (dé)montée,
CRDP Académie de Paris, novembre 2007

Je recomande vivement. Ces variations nous ramènent à soi dans ce que sa propre histoire a d'universel...et d'unique. Parfois dérangeant, toujours dense, très authentique. Une écriture comme un cri, un râle, âpre et sans concession; d'une rare objectivité sur l'incommunicabilité entre les êtres. "On dit tout. Tout ce qu'on veut. Et pas un mot de vrai nulle part." Beckett

10.12.2008

Citation du jour

132.JPG"Il y a quelque chose de commun entre la chaleur humaine et celle du café... L'amertume, sans doute."

Laurent Houndegla
Extrait de Regards croisés

Providentiel...

Photo: Montréal, octobre 2008

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